Le petit bouillon, un lieu qui redonne ses lettres de tendresse à la France
Il y a dans ce plateau de moelle posé sur sa planche en bois un parfum d’époque, un charme désuet remis au goût du jour. Grillé à cœur, simplement salé et poivré, ce mets charnu à l’âme généreuse nous parle d’un autre temps. Et pourtant, ce soir, c’est à Casablanca qu’il se raconte – rue Hassan Souktani, dans une lumière douce, un verre de vin rouge à portée de main, et le cœur léger.
Le Petit Bouillon, premier du genre au Maroc, vient d’ouvrir ses portes et déjà, il attire les curieux autant que les nostalgiques. Ici, on sert la France populaire dans ce qu’elle a de plus sincère : des assiettes franches, faites maison, sans prétention mais avec passion. Salade croquante, pain tiède, et cette petite louche de sauce qui semble tout droit sortie d’une cuisine bourgeoise oubliée. Pas de manières inutiles, juste du goût. Beaucoup de goût.
Il y a dans ce bouillon une idée simple mais forte : redonner au bistrot ses lettres de tendresse, faire du bon à petit prix, et faire du lieu un repaire. On y parle fort, on y rit, on y trinque. Entre amis, collègues ou amours débutants. Le vrai luxe, ici, c’est d’avoir chaud au cœur — et à l’assiette.
À la carte, on croise aussi les œufs mayo, les escargots beurrés, le poulet à l’ail confit ou encore le loup au feu de bois. Le tout servi sans chichi, dans une ambiance qui joue les grands classiques : chanson française, films cultes, et retransmissions de matchs à la bonne franquette. Une sorte de Truffaut culinaire avec du pain de campagne.
On y reviendra c’est certain.
