Au Mövenpick Marrakech, un ftour qui prend le temps

Au Mövenpick Marrakech, un ftour qui prend le temps

À l’arrivée, ce qui frappe d’abord, c’est l’espace.

La salle respire. Le bois chaleureux des structures, les moucharabiehs métalliques aux motifs géométriques et, surtout, cette immense suspension lumineuse qui descend du plafond comme une constellation dorée. L’ensemble crée une atmosphère à la fois majestueuse et étonnamment apaisante. 

Rien d’ostentatoire.

Juste une mise en scène élégante, pensée pour accompagner le moment.

Le temps du Ramadan

Au moment de l’iftar, la salle se remplit doucement. Des familles, des groupes d’amis, quelques couples. Les conversations restent discrètes, comme si chacun respectait la nature particulière de cette heure. 

Le ftour commence par les incontournables : dattes, lait, chebakia et douceurs marocaines. Des gestes simples, presque rituels.

Puis les buffets s’ouvrent. 

Et là, le parcours culinaire révèle toute sa richesse.

Une promenade gourmande

Le Mövenpick a choisi une formule généreuse, où les influences se croisent sans jamais se heurter. 

D’un côté, les grands classiques marocains.

Les tajines alignés sur leurs braseros, diffusant leurs parfums d’épices et de cuisson lente. La harira, naturellement, incontournable pendant Ramadan. Et cette cuisine que l’on reconnaît immédiatement à l’odeur avant même de la goûter. 

Plus loin, un buffet de salades et d’entrées colorées où se mêlent textures et fraîcheur. Des légumes finement préparés, des assaisonnements justes, une présentation soignée mais jamais démonstrative. 

J’ai particulièrement apprécié cette idée simple mais efficace : laisser la cuisine parler d’elle-même, sans chercher à la transformer en spectacle. 

Les détails qui comptent 

Ce qui marque aussi, ce sont les petits détails. 

Un chariot d’huiles d’olive et d’épices.

Des stations de cuisine ouvertes.

Un shawarma découpé à la minute.

Des pâtes préparées devant les convives. 

Et cette impression agréable de pouvoir composer son repas selon ses envies, en prenant le temps. 

Car c’est peut-être là la vraie réussite de ce ftour : il ne presse jamais le visiteur. 

On circule. On goûte. On revient.

Un moment plus qu’un repas

Au fil de la soirée, l’ambiance évolue doucement. Les conversations deviennent plus animées, les tables se remplissent de plats, et la salle se transforme presque en salon de réception informel. 

Le Mövenpick réussit ainsi quelque chose d’assez rare : proposer un ftour généreux sans tomber dans l’excès, élégant sans devenir intimidant. 

Un équilibre subtil. 

En quittant les lieux, je me suis dit que ce ftour ressemblait finalement beaucoup à Marrakech elle-même : chaleureux, vivant, et profondément hospitalier. 

Une expérience que l’on vient chercher pour la cuisine, bien sûr, mais surtout pour le moment partagé autour de la table. 

Et pendant Ramadan, c’est sans doute cela qui compte le plus.

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