Festival International de Théâtre de Casablanca 2025 : une ouverture vibrante, un hommage aux légendes du théâtre maghrébin et « Danse Céleste » en création d’exception

Festival International de Théâtre de Casablanca 2025 : une ouverture vibrante, un hommage aux légendes du théâtre maghrébin et "Danse Céleste" en création d’exception

Une cérémonie inaugurale sous le signe de la mémoire et de la création

La cérémonie d’ouverture, animée par Mounia Lemkimel et Adil Abatourab, tous deux acteurs marocains de renom, a souligné l’importance de cette 18e édition, qui met la Tunisie à l’honneur, en hommage à sa scène théâtrale audacieuse et engagée.

M. Noureddine Ayouch, Président de la Fondation, et M. Mohamed Jouahri, Directeur Général de Casablanca Events et Animation, ont ouvert officiellement le festival par des discours passionnés saluant l’esprit de cette édition tournée vers la jeunesse, la création et la coopération maghrébine.

La présence distinguée de plusieurs personnalités lors de cette soirée témoigne de l’importance de cet événement pour la région et le pays. Parmi elles figuraient M. Younes Sekkouri, Ministre de l’Inclusion économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, M. Abdellatif Maazouz, Président de la Région Casablanca-Settat, Mme Asmâa Belkeziz, Vice-Présidente de la Région Casablanca-Settat, ainsi que de nombreuses personnalités du monde du théâtre, de la culture et des médias.

Deux hommages, deux figures féminines du théâtre maghrébin

Le public a assisté ensuite à un moment d’émotion intense avec les hommages rendus à deux grandes personnalités du théâtre maghrébin :

  • Mouna Noureddine, actrice tunisienne légendaire, honorée pour son exceptionnelle
    carrière et son impact dans le monde arabe.
  • Souad Khouyi, grande dame du théâtre marocain, saluée pour sa sensibilité
    artistique et son engagement indéfectible.

Ces hommages ont été accompagnés de vidéos rétrospectives, de remises de distinctions par des personnalités officielles, et de témoignages émouvants.

« Danse Céleste » : une création tunisienne poignante pour ouvrir le festival

La soirée s’est conclue par la représentation de la pièce Danse Céleste, un spectacle tunisien signé Taher Issa Ben Larbi (texte et mise en scène). Ce drame poétique raconte l’histoire de Hela, une femme prisonnière de ses croyances sur la famille et le sacrifice, dont la vie bascule à la lecture d’un roman. Elle tombe amoureuse de son auteur, un homme atteint d’un cancer, qui lui révèle la beauté de la poésie à travers l’art du cinéma. Tel Rûmî guidé par Shams, Hela renoue avec elle-même par la douleur, ouvrant la voie à une renaissance.

Une programmation d’exception

Les spectateurs pourront découvrir, jusqu’au 24 mai, 12 spectacles nationaux et internationaux d’exception sur les scènes du Studio des Arts Vivants, du Théâtre Mohammed VI, du Complexe Culturel d’Anfa et du Théâtre Mohamed Zefzaf, dans une édition marquée par l’ouverture maghrébine, la transmission artistique et la célébration du théâtre comme espace de dialogue et de transformation.

Une édition tournée vers le dialogue et la jeunesse

Outre les spectacles, le Festival innove avec des conférences de haut niveau et des masterclasses destinées à la jeune génération. Deux grands débats viendront enrichir cette édition :

  • « Regards croisés sur le théâtre maghrébin »
  • « Théâtre engagé et poésie palestinienne : voix de résistance et
    d’humanité
    »

Parallèlement, trois masterclasses sont proposées aux jeunes comédiens, auteurs ou metteurs en scène en devenir. Ces sessions, encadrées par des artistes marocains et internationaux confirmés, porteront sur le jeu d’acteur, la mise en scène et l’écriture dramatique contemporaine.

Le Festival 2025 promet onze jours de création, de mémoire, de transmission et de célébration du théâtre comme art vivant et nécessaire.

0