La presse papier est-elle menacée?
C’est ce que l’on pourrait croire en analysant la place que prend le numérique : avec de plus en plus de sites plus ou moins pertinents et certains annonceurs qui seraient tentés par l’expérience du net. Voilà qui pose un souci au print. Si les lecteurs s’enfuient et que la publicité
déserte, impossible de faire face.
Pourtant le constat est un peu différent. Tout d’abord le papier ne mourra pas. On a en effet vu des titres et des marques disparaitre mais on n’a encore jamais vu un média mourir. Ensuite, la presse papier a des avantages indéniables. Le produit en lui même qu’on conserve, le toucher bien sûr, mais cela ne suffit pas. Là où le journal, le magazine ou la revue se différencie d’un média digital, c’est par sa diffusion. En effet, la diffusion d’un titre de presse doit être appréhendée en
prenant en compte son taux de circulation et son taux de reprises en main. On considère qu’un même magazine est vu par 3 personnes différentes et qu’il est repris en main au moins 5 fois. Un site internet est visité quelques secondes par une seule personne à un instant T. Enfin, par rapport au digital, la presse papier fait plus que jamais office de bon élève quant à la fiabilité des informations alors continuons à proposer des dossiers riches en contenus vérifiés et analysés. Et laissons au digital le soin de proposer de l’actu immédiate et des vidéos, … Il est pourtant indéniable que le virage du numérique doit être abordé, ne serait ce que pour capter l’attention des plus jeunes. Le plaisir que procure la lecture sur papier semble moins être une évidence chez eux.
Le gros point noir de la presse papier est indéniablement son coût de production et de diffusion et la masse salariale inhérente. Le tout numérique ne coûte pas grand-chose d’autant plus que chacun y va de sa prose et que le métier de journaliste n’a plus vraiment le même sens. De nombreux groupes de presse sont donc tentés, en cette période de crise, de faire le pari du «tout numérique» quitte à y laisser leur âme.
Rassurez-vous ce n’est pas notre cas.
Chez id prestige, nous sommes persuadés que le papier ne va pas disparaître mais que le numérique est un support d’avenir. C’est dans la complémentarité et non en termes d’opposition qu’il faut maintenant réfléchir. Pourquoi une personne ne pourrait-elle pas affectionner les deux supports?
Pour nous, c’est dans cette complémentarité que se joue l’avenir de la
presse.